Le « Bahut » et ses « Brutions » dans les 50’s

Par Philippe Madelin ​(9892B, Z3 1960 / 61)‌

Signes de reconnaissance

Pour ses anciens élèves, Le Prytanée restera toujours le « Bahut » quand ils en parlent ensemble. Si l’on fait des calculs, c’est plus de 50.000 élèves qui sont passés dans ces murs qui les ont fortement marqués jusqu’à partager des souvenirs impérissables. Et lors de rencontres impromptues entre deux anciens, si chacun identifie l’autre comme étant « Brution » (Gnass dans le jargon des lieux), ils s’échangent automatiquement, c’est un rite et pour se repérer l’un par rapport à l’autre, leurs numéros de matricule (l’équivalent du code VPF !). Ainsi Bernard Zeller a le matricule  1432C (série C, une série allant de 1001 à 9999 élèves), et celui de votre serviteur est 9892B…, une fin de série, en quelque sorte !

Autre indication du sentiment d’appartenance, la cravate. Elle peut être portée dans des circonstances de rencontres (tenue civile oblige). Elle est noire, barrée en biais de traits orange. Elle est facilement repérable. Elle s’apparente aux traditions britanniques de signes de reconnaissance.

Le Prytanée, c’est aussi un lieu de retrouvailles régulières, bien plus que tout autre établissement. Elles sont annuelles, festives et très fréquentées. On y chante « Brution, hardi compagnon … », chant de ralliement.

Les souvenirs que j’égrène ci-dessous correspondent à la période s’étalant de 1958 à 1961, il y a bien plus de cinquante ans !

Un régime 100 % militaire !

Pour ceux qui souhaiteraient des informations historiques ou de description des lieux, ils peuvent consulter Google qui les donne bien mieux que je ne le ferais. En revanche dès qu’on y rentre comme élève, on est pris dans l’engrenage implacable mais parfaitement huilé de l’organisation militaire.

Il y a deux « bahuts », le grand, installé dans les bâtiments historiques du centre-ville, et le « petit  bahut », qui est à l’entrée de la ville quand on arrive de Paris. Le petit bahut concerne les classes allant de la sixième à la première, qu’on appelait alors encore la « rhétorique ».  Je garde beaucoup de considération pour les brutions qui ont fait toutes leurs études, de la sixième jusqu’aux classes préparatoires, au Bahut. On appelait « miteux » ceux du « petit bahut ». Nombreux d’entre eux, séparés de leurs parents souvent expatriés, les ont quittés dès l’âge de 10 ans pour une vie qui s’apparentait à celle d’un moinillon ! Le grand bahut, à l’époque, comptait les classes de Mathélem, il y en avait six ( !), et les préparations aux grandes écoles militaires. Un tiers des bâtiments était occupé par sept « corniches », préparations à Saint-Cyr, ça fait du monde ! L’autre cour abritait, en plus des classes de terminale, les préparations à Polytechnique (Hypotaupe et Taupe), à l’Ecole Navale (Flotte 1 et 2), et à l’Ecole de l’Air.

A notre arrivée, exit les vêtements civils. On recevait notre barda : une tenue quotidienne en gros drap d’un bleu RAF, un calot, des godillots, et, sans parler des chaussettes , chemises bleues et sous-vêtements, une tenue de sortie bleu-marine en serge du plus bel effet. Une particularité pour les flottards, toujours disposés à se distinguer : pour le quotidien, on leur fournissait un « bâchi » de matelot à pompon rouge, avec le ruban noir où était inscrit en lettres dorées « Flotte Brutionne ». Nos revers de col étaient ornés d’écussons, la sempiternelle grenade rouge surmontée d’un ou deux chevrons, bleu clair pour les corniches, rouges pour les taupins, dorés pour les flottards. Bref, le signal était donné, nous entrions dans la grande famille militaire ! L’avantage en était l’amalgame naturel d’une grande mixité des origines diverses de tous les élèves, et le développement de ce fort sentiment d’appartenance et de camaraderie dans toutes les circonstances. Quand on regarde aujourd’hui les photos produites par Google, l’uniforme a bien changé ; il a quitté cette image militaire pour s’approcher des tenues des collèges britanniques : blazer bleu marine écussonné, pantalon gris. Reste le calot ! François Fillon, le voisin de Sablé, a t-il été influencé par ce côté vestimentaire pour réintroduire le port de l’uniforme dans nos écoles ?

Nous étions regroupés en compagnies. Ainsi, il y avait, je crois, deux compagnies de corniches. Les taupins, les flottards et les « volatiles » (prépa à l’Ecole de l’Air) formaient la 5ème compagnie, soit quelques 200 élèves. A sa tête, un capitaine, le Capitaine Bassac, avec qui j’aurais un contact bien plus tard, en 1984, quand, général, il dirigeait le Service Historique des Armées.  Il était assisté d’un adjudant bardé de décorations, une gueule cassée, la mâchoire fracassée pendant la guerre d’Algérie, à l’autorité naturelle forçant le respect d’une bande de potaches impertinents pour la moindre cause. Un autre sous-officier complétait l’encadrement. Avec tous les services assurant le fonctionnement, c’était une véritable unité militaire qui vivait sous le commandement d’un colonel, le Colonel Lavigne à l’époque, le Lieutenant-colonel Archambeaud étant commandant en second. L’encadrement militaire était appelé la « Chtrass ».

 Le corps professoral

Nos professeurs étaient tous des hommes. Aucune femme – j’y reviendrai plus bas- ! Ils faisaient partie d’une élite soigneusement sélectionnée, et en plus je crois qu’ils bénéficiaient d’une prime du fait de leur affectation au bahut. Rompus à leur métier, ils répondaient à un Directeur des études, dont je ne me souviens pas du nom, mais, pour une raison que j’ignore encore, qui était surnommé « le Sexe ». Il était redouté des élèves, et il fallait s’en écarter lorsqu’il passait dans la cour, tant il avait la facilité de distribuer des sanctions. Des signaux avant-coureurs s’échangeaient entre nous pour signaler son passage : «  Tuss ! … Le Sexe !)

Le plus célèbre des profs, à l’époque, était un jeune agrégé d’Histoire-Géographie, qui enseignait dans les corniches. C’était Joël Le Theule, natif de Sablé-sur-Sarthe. Il quitta l’enseignement pour la politique, fut élu député du coin, puis plusieurs fois ministre sous Pompidou et Giscard, et ministre de la Défense Nationale en particulier. Il fut le mentor en politique de François Fillon. Il mourut prématurément à 50 ans d’une crise cardiaque.

Quelques souvenirs particuliers concernant ceux qui nous préparaient à l’Ecole Navale. En Navale 1 (première année), nous avions un professeur de maths qui s’appelait M. Taillé. Un gabarit imposant, d’où son surnom : « le gros tas ». Mais une terreur, surtout quand il nous faisait passer des colles. Je lui dois beaucoup ! En Navale 2, un an plus tard, le professeur de maths s’appelait M. Papillon, dit « le bombyx », puis « le byx » qui nous paraissait très âgé. Il a préparé des générations de flottards, et avait son cours tellement dans sa tête qu’il en oubliait souvent des passages ! Heureusement il nous livrait au départ de l’année ses polycopiés, véritables pavés souvent indigestes qui restaient pour nous la bible. Il avait une fille unique, qui s’appelait Monique, qui était pour nous « l’arlésienne ». On la disait assez laide, et aucun de nous n’a tenté de s’en rapprocher, histoire d’obtenir de bonnes notes ! Dans ses cours, ce prof nous recommandait parfois d’utiliser des procédés mnémotechniques que nous transformions en « mnémoniques » ! M. Papillon termina sa carrière comme prof de math-spé à Louis-le-Grand. Et puis il y avait « le Bode », M. Bodin, excellent et éprouvé professeur d’anglais, qui nous traduisit un jour dans la langue de Shakespeare la chanson paillarde du « prisonnier de la tour de Londres ». Et enfin notre professeur d’Histoire-Géographie. Il était surnommé « la chique », depuis le jour où un élève lui offrit un caramel mou qui vint à bout de sa prothèse ! Gros avantage pour nous, candidats à l’Ecole Navale, … on le disait très ami avec l’examinateur d’Histoire-Géo à l’oral du concours ! Pour finir je me souviendrai toujours du précipité « couleur de cuisse de nymphe émue » que nous a brandi un jour notre prof de physique-chimie, M. Japy, dit « le jap ». Il ne détestait pas, pour nous détendre ou nous … réveiller, ces formules-choc !

Les « traditions ».

Sans elles, il n’y aurait pas ce sentiment d’appartenance très fort. Il y avait les officielles, et celles tout aussi enracinées, mais plus discrètes, bien que certainement bien connues de la chtrass.

Et tout d’abord les cérémonies militaires et prises d’armes. En début d’année, la présentation au drapeau de l’école, bien sûr, dans la belle cour d’honneur. Le Commandant en Second avait une voix de stentor pour commander le « garde à vous ! ». Nous étions tous dans notre tenue de sortie, chemise blanche pour l’occasion, gants blancs et guêtres blanches, et fusil sur l’épaule. Le Bahut avait sa musique, composée uniquement d’élèves. Et c’est elle qui nous précédait aux défilés des fêtes nationales dans la ville, le 11 novembre en particulier. D’ailleurs,  en arrivant à l’Ecole Navale, seul le contingent de brutions savait marcher au pas ! Quelle fierté !

Et surtout, il y avait l’incontournable « 2 S », la reconstitution d’Austerlitz, précédée d’interminables répétitions. Le camp français était constitué naturellement par les corniches, et les « matheux », bien entendu formaient le carré austo-prussien, chantant inlassablement « Ich habe ein Kamarad ! » « Plus fort, Matheux ! » criaient ceux des corniches dans des oreilles glacées par le froid. Napoléon aurait dû choisir une autre date que le 2 décembre ! Pratzen, c’était le stade de foot et ses abords, dans un coin de l’immense parc, et c’était l’occasion de sortir tous les chevaux des écuries, et ailleurs qu’au manège.

Le premier trimestre était la période des bizutages, aujourd’hui interdits, bien heureusement. Mais il fallait pérenniser les traditions ! Toutes les brimades n’étaient pas très intelligentes, c’est le moins que l’on puisse dire, surtout de la part des flottards, très imbus de leur spécificité, et ne tolérant aucune impertinence de la part de leurs « fistots » (1ère année) ou des « matheux ». Une année sans le « supplice de la planche » était une année indigne ! Cela consistait à convoquer un supplicié, souvent un « matheux », le soir après la tombée du jour, accusé d’un regard soit disant impertinent à l’encontre d’un « très vénérable flottard », de lui enjoindre de se plier en deux, et de lui administrer un ou deux coups de planche à dessin sur l’arrière-train. Le bourreau avait ordre de ne pas ménager sa force !  Il arriva que la planche se casse en deux. Totalement imbécile, d’autant que les flottards n’en ressortaient pas plus respectés. Passons…

Quelques courtes sorties de tradition, dont celle à St. Malo pour le « Grand pardon des terre-neuvas » où nous retrouvions nos anciens dont c’était la première sortie à bord des goélettes « Etoile » et « Belle Poule » de l’Ecole Navale.

Je me souviens d’une tradition particulière, celle des « opérations Raminagrobis ». Ils s’agissait de visites nocturnes dans les combles gigantesques des bâtiments. De son dortoir on pouvait se retrouver au-dessus des bureaux du commandement ! Mais l’objectif était aussi d’aller réveiller des dortoirs éloignés, d’au moins 80 lits ( !), où l’on accédait par des trappes. Un beau jour, d’ailleurs, un explorateur mit le pied au mauvais endroit, et le plafond s’effondra, sans qu’heureusement il chutât ! Heureusement, car au constat du lendemain matin, il s’avéra que le trou était à la verticale d’une cage d’escalier ! Pas de coupable, bien entendu, l’omerta étant de règle, et donc, contrairement au Maréchal Galliéni, pas de punition. Pour mémoire, Joseph Galliéni, l’homme des taxis de la Marne, avait été exclus du Prytanée pour avoir été surpris en train de pisser dans les tuyaux d’orgue de la chapelle !!… Il a été réhabilité !!

Scènes de la vie quotidienne

06h30 : réveil au son du clairon, le dortoir de 80 lits s’anime tout doucement. Toilette de chat, surtout l’hiver, lits refaits « au carré » – couverture pliée en quatre, draps roulés en croix sur la couverture – coup de cirage sur les brodequins, petit déjeuner, et appel de la compagnie pour les consignes du jour. Ca commençait comme ça. Ceux qui montaient à cheval s’étaient réveillés bien plus tôt pour une heure de reprise au manège.

Alors les cours pouvaient commencer. Les classe de Flotte, au rez-de-chaussée, étaient voûtées et bien décorées, notamment par des reproductions de marins célèbres qui couraient le long des murs. En Navale 2, une grosse cloche « marine », servie par un préposé, le « TVGC » – Très Vénérable Gardien de la Cloche – accueillait d’un coup sonore tout professeur ou officier qui se présentait (encore une particularité, direz-vous).

Cours entrecoupés de pauses, et s’allumaient alors moult cigarettes et pipes, grâce en particulier à l’approvisionnement en tabac que nous réservaient nos anciens de l’Ecole Navale. Vers 16h00, ballade dans le parc, sport, foyer.

Une mention pour les repas. Nous partagions le même réfectoire avec les taupins et hypotaupins. Quand les classes de Flotte arrivaient après les taupins, ceux-ci entamaient illico la chanson suivante :

Les marins sont en mer-dès l’aurore,

En mer-dès le matin, en mer-dans la journée,

Ils ont la mer-devant, ils ont la mer-derrière,

Ils ont la mer-de tous les côtés,… Ohé !

Et nous répondions par un autre air, aux paroles répétées très ésotériques : Ohé panpandi ! Panpan tiboulé ! (ter)

Au moment des écrits des concours, qui se déroulaient sur place, dans le gymnase, nous profitions de la « sural », la suralimentation, pour une mise en forme préalable et pour éviter toute fringale pendant les épreuves. Nous avions alors droit au petit déjeuner à des œufs au plat surcuits et des saucisses de Strasbourg.

Après le dîner du soir, étude jusqu’à 22h00, et extinction des feux, au clairon, toujours.

Des loisirs restreints

      Il n’y en avait guère. Les sorties en ville avaient lieu le dimanche après-midi, jusqu’au dîner . Certains      tentaient de faire le mur avec de multiples combines qui pouvaient s’apparenter aux tentatives d’évasion de prisonnier. Ainsi, un jour, un élève s’est fait prendre au poste de police qu’il fallait passer pour aller à l’extérieur. Sur le cahier dudit poste le motif pour une punition fut : « est sorti à reculons du poste de police pour faire croire qu’il rentrait ! ».

Beaucoup d’entre nous avaient des correspondants dans la ville, qui nous réservaient de délicieux goûters. Mais les flottards avaient, une fois de plus, un avantage. Ils disposaient d’un enclos au bord du Loir, rivière de 25 mètres de large à l’endroit, et il pouvaient faire de la voile à bord de très petits bateaux monoplace, des « Moth ». Il fallait tirer des bords toutes les trente secondes pour remonter et le vent, et le courant, avec parfois des bains forcés ! En fin d’après-midi tous ces voileux se retrouvaient à l’hôtel du Loir, où nous étions bien connus de la barmaid qui nous servait invariablement un Guignolet-Kirsch !

La fête de fin d’année faisait partie de la détente générale. Elle commençait naturellement par la messe dans la grande chapelle, inscrite au classement des cathédrales, au style très jésuite, et dont les orgues sont réputés. Un de nos camarades les tenait parfois, et nous livrait en fin d’office la Toccata et fugue de Bach. Suivait la distribution des prix dans le jardin à la française, où était dressée une grande tribune occupée par les officiels. La dernière année, j’eus la grande surprise de décrocher le 1er prix de Math. Mais j’étais beaucoup plus fier de mon 1er prix de sport ! Nous recevions des piles de livres très bien reliés, aux contenus trop sérieux pour qu’on les ouvre ! Et puis, cette fête était d’autant plus attendue qu’elle accueillait traditionnellement un détachement de jeunes filles de la Légion d’Honneur, avec leur robe bleu marine, leur cordon en bandoulière, leur petit col en dentelle. Elles étaient les reines du bal de la soirée !  Nous étions tous très énervés !

La gent féminine

Il est temps, enfin, d’en parler ! En tout et pour tout il y avait deux femmes au Bahut ! Deux infirmières, la première à l’infirmerie principale, en face du grand Bahut, la seconde au petit Bahut, veillant sur les « miteux » à la manière d’une assistante sociale. De la première j’ai le souvenir de son rôle lors des séances de vaccination. Le fameux TABDT. Nous étions assis par dix sur un banc, torse nu ; l’infirmière passait la première pour nous enfoncer profondément une aiguille dans l’épaule. Suivait le médecin avec une seringue « collective » pour nous injecter cette saloperie qui nous envoyait illico dans nos dortoirs, consignés pour trois jours, à la diète complète, avec l’inévitable grosse fièvre comme dégât collatéral ! Plus curieuse était la fréquence de courts séjours à l’infirmerie d’un taupin souffreteux. On en vint à penser qu’il était l’amant de l’infirmière !!

Cinquante ans plus tard, Nicole et moi sommes passés à La Flèche où nous nous sommes arrêtés, histoire d’un bref pèlerinage. Quel ne fut pas ma surprise de voir installés au bistrot le plus proche du porche du Bahut un essaim de brutions, mais aussi de « brutionnes » ! Ainsi le Prytanée était devenu mixte ! Il paraît même que de jeunes couples s’y forment ! Un comble ! Je me suis fait la réflexion que j’étais né 50 ans trop tôt !

Le train des vacances

On ne nous libérait que deux fois par an, avant les grandes vacances ; pour celles de Noël et celles de Pâques, une semaine à dix jours à l’époque. Point de vacances d’hiver ni pour La Toussaint. Les jours des départs, c’était une cohorte désordonnée de « gnass » se ruant dans la rue, valise en carton sous le bras, vers la gare où nous attendait un train spécial. Il n’y avait pas de places assises pour tout le monde, d’où le rush ! Ne restaient au Bahut que ceux qui devaient purger leurs punitions – une seule en vigueur, le PV (jour de Privation de Vacances) – car il n’y en avait pas d’autre au menu de la discipline.

Entre le train du départ et celui du retour, l’ambiance n’était pas la même.

C’était ça, à l’époque, la vie au Prytanée.

2 thoughts on “Le « Bahut » et ses « Brutions » dans les 50’s”

  1. Un point d’histoire à vérifier: l’auteur de cet excellent texte attribue au cher « Bode » (M. Bodin, professeur d’anglais) la traduction en anglais de la chanson « Dans une tour de Londres », devenue « In a London tower ». En l’an XXXVI nos TVA , qui nous l’enseignaient, nous disaient que cette traduction était le fait de leur camarade Michel BRUNEAU, reçu à la Baille en 1953 – donc vraisemblablement fistot en l’an XXXIV. Je viens de demander à mon grand ancien Jacques Bodin, fils du « Bode » sus-cité si lorsqu’il était en Flotte on y chantait « In a London tower », il m’a répondu par la négative, puis il m’a dit que son père avait participé à la traduction du livre de Forrester « The Ship » et en était très fier, mais qu’à son avis il n’aurait jamais contribué à la traduction d’une chanson paillarde. C’est aussi ce que je pense et je souhaite donc qu’on corrige le texte de Madelin en indiquant que la traduction anglaise est due à Michel Bruneau, mort en service aérien commandé en 1960 à bord d’un Corsair qui a perdu une aile à grande vitesse.
    Debray 8318 B

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