La rue de Siam

N’avait pas dormi de la nuit et s’était levé à l’aurore
Les culations étaient finies ça n’avait pas été la mort
Que donc revêtait son sort car c’est un grand jour qu’aujourd’hui
Le rêve du fistot qui sort c’est la rue d’Siam sous la pluie

Dans ses yeux une joie qui luit un beau JUL tout neuf il arbore
Aussitôt l’inspection finie grand patin il s’installe à bord
Rêvant de quelque Eléonore, l’attendant à la tour Tanguy,
Son paradis une heure encore, c’est la rue d’Siam sous la pluie.

Lorsqu’il a trouvé un abri, contre le froid qu’il fait dehors,
Dans l’ombre gelée de Saint-Louis, il s’aperçoit qu’aucun ne sort.
Que la brestoise ce n’est pas fort, pleurant les belles enfuies,
Comprend que son dernier ressort, c’est la rue d’Siam sous la pluie.

Fistots montrez ces boutons d’or, ça n’vaut pas d’attendre minuit,
Car chaque heure à passer encore, c’est la rue d’Siam sous la pluie.