Les aspirants

Ohé! Ohé!
Vivent les aspirants de France.
Ohé! Ohé!
Vivent les aspirants.

En un jour d’allégresse
Un Dieu compatissant
Créa, fleur de jeunesse,
Son plus heureux enfant.
Accompagnant cet être
De ses plus doux souhaits
Il dit et l’on vit naître :
Un aspirant français.

En mer comme sur terre,
Toujours beau séducteur,
De la belle étrangère
Il sait charmer le cœur.
Et s’il laisse en voyage
Un beau poupon bien frais,
On garde ce doux gage
De l’aspirant français.

Le vin de la cambuse
A bientôt remplacé
Le champagne qui fuse
Et le Tokay glacé.
« Bon vin, dit-il bien vite,
Bon vin, tu disparais.
Verse du vin d’élite
A l’aspirant français».

Du bon tabac de France
Nuage vaporeux,
Ranime l’espérance
Et les songes joyeux.
Plus heureux dans son poste
Qu’un roi dans son palais,
Au chagrin, il riposte
En aspirant… français.

Soudain l’on vient d’entendre
Résonner le canon.
Il s’agit de défendre
L’honneur du pavillon !
Combattre avec courage
Et mourir sans regret,
Est le bel apanage
De l’aspirant français.